En recherche active d’emploi.
En restructuration professionnelle.
En recherche de nouvelles opportunités.
Je me tourne les pouces, j’enfile des perles, je peigne la girafe, je végète, je glandouille.
Bref… je n’ai pas de job… en ce moment.
Mais j’ai du TEMPS.
Alors je vais au cinéma (plus de films vus en trois mois que ces trois dernières années), je visite les musées et, en tant que « demandeuse d’emploi » les entrées sont gratuites pour la plupart, et ça c’est chouette.

Au musée de l’Orangerie, l’entrée est VIP pour les collections permanentes : pas de file d’attente pour les gratuités, j’ai le sentiment d’être une privilégiée (foutrement appréciable car franchement plutôt rare en période de chômage).
J’ai trouvé l’heure idéale pour les visites : l’heure du DÉJEUNER.

Je pars admirer les Nymphéas avec l’espoir de ne pas être trop dérangée.
Direction les deux salles ovoïdes qui  abritent les huit compositions réalisées à partir de différents panneaux assemblés les uns aux autres, d’une hauteur de presque deux mètres, c’est gigantesque.
Je reste un peu frustrée de ne pas pourvoir profiter de ce lieu comme initialement pensé par Monet, il souhait offrir aux Parisiens un havre de paix en les invitant à une contemplation devant la nature peinte à l’infini.

Les nerfs surmenés par le travail se seraient détendus là, selon l’exemple reposant de ces eaux stagnantes, et, à qui l’eût habitée cette pièce aurait offert l’asile d’une méditation paisible au centre d’un aquarium fleuri.

Ça fait envie non ?

Oui je sais je ne travaille pas, je suis donc inactive, inoccupée, fainéante, désœuvrée mais je vous l’assure les chômeurs aussi ont besoin de nature à l’infini.
Contemplation souillée et écourtée par  les portables, qui cliquent, qui filment, les “tactactactactactac” (modes rafales des appareils photos), les gens font même des facetime bordel !
Je figure certainement sur une dizaine de photos de touristes.

Du coup je reviendrai.