Le samedi 7 et le dimanche 8 juillet avait lieu la 14ème édition du QUAI 54, soit le plus important tournoi de streetball en France. Il regroupait 16 équipes, 10 pays y étaient représentés et il y avait même un joueur NBA. Avec ma copine, on a donc décidé de délaisser le temps d’un week-end les clubs et leur sueur pour là aussi transpirer mais sur la Pelouse de Reuilly et en bonne compagnie.

L’ouverture des portes était programmées à 8h30 pour les plus matinaux d’entre nous, mais on décide de s’accorder la matinée pour réviser nos lointaines notions de basket. On se met à feuilleter, avec un plaisir non dissimulé, l’encyclopédie de nos amis #TRASHTALK et leurs 300 anecdotes folles sur la NBA. Ainsi on accumule quelques mots de vocabulaire pour paraître un peu moins novices qu’on ne l’est déjà.

12h, maillot du Miami Heat de circonstance sur les épaules -tant la chaleur est intense- c’est l’heure de se mettre en route vers la Pelouse de Reuilly où le Quai 54 a lieu cette année. Au programme de cette journée : de la gonfle (terme découvert lors de notre précédente lecture et désignant la balle orange), des dunks, du rap, de la danse, des hot-dogs et de la Biafine.

Les indispensables de la journée !

Dès notre sortie de la station de métro Porte Dorée on est accueilli par des énormes basses, qui laissent penser que l’on s’est égaré à la Peacock et ainsi que notre naturel revient au galop ou en double pas vu le contexte. Il n’en est rien : Kendrick Lamar et Ty Dolla $ign à fond dans les oreilles, moto-cross rose bonbon : « C’est l’enduro du TouQuai 54 ? », vigiles aux allures de Shaquille O’Neal – sans les Five Guys au niveau de la ceinture –, on se croirait en Pennsylvanie, c’est à dire au paradis.

Petite balade dans la « bonbonnière » au frais de sa majesté MJ (pas Michael Jackson, l’autre) : stand Jordan avec sneakers, casquettes, tee-shirts, débardeurs et … claquettes ! Oui, oui des claquettes qui claquent, portées tout au long de la journée par « l’ambianceur » Mokobé. Le gars (sûr), assure le divertissement ce samedi en dehors du parquet : distribution de chaussettes et de punchlines, souvent hilarantes et sans discontinuer. Hot-dog ingurgité et décor planté, il est temps pour nous de rejoindre nos places et d’apprécier le spectacle.

Mokobé se frayant un chemin parmi la foule venue nombreuse. © Quai 54

Ce samedi est l’occasion d’observer les huitièmes et les quarts de finale du tournoi. Des matchs se disputant en deux fois douze minutes, puis en deux fois dix minutes dût au retard pris au cours de la matinée. Les rencontres sont pour la plupart indécises. Les plus jeunes comme les plus vieux sont, en grande majorité, ravis du show proposé : tentatives de dunks et d’alley-oop à tout va ou encore shoots from downtown  font frémir les observateurs privilégiés.

Guy Dupuy vainqueur du Dunk Contest. © Quai 54

Côté animations entre les matchs, les organisateurs du Quai 54 se sont volontiers inspirés de ce qu’il se fait outre-Atlantique dans les salles NBA avec par exemple des spectacles de danse. Mokobé, pour ne citer que lui, s’attache à faire participer la foule en se positionnant aisément comme l’enterntainer de la journée. À noter que le MC du 113 n’était pas la seule personnalité connue présente au Quai.

Le Warm Up Crew © Quai 54

Le joueur NBA, Bismack Biyombo avait expressément fait le déplacement depuis Orlando, pour participer à l’événement ou plutôt faire acte de présence ce samedi. Casquette vissée sur la tête, le congolais est resté sur le banc. Maillot pourtant sur l’épaules, il n’a pas joué une seule seconde et cela malgré notre trop courte présence.

Bismack Biyomboooooooooo ! © Quai 54

Car malheureusement, nous devons quitter Reuilly [Pennsylvanie] précipitamment afin de ne pas littéralement fondre tant le mercure (et le niveau de jeu) sont élevés : avant-bras et épaules aussi rouges que le maillot des Bulls de Chicago arboré fièrement par notre voisin de droite, front et aisselles aussi humides qu’une pluie à l’Oracle Arena d’Oakland et un équilibre aussi incertain que celui de Wesley Johnson (voir vidéo ci-dessous), nous décidons donc de plier bagage et ainsi quitter les Etats-Unis, direction Paris et l’une de ses pharmacies.

Entorse. © ESPN

PS : Pour la petite anecdote, alors qu’il était à Paris ce samedi, l’intérieur du Magic d’Orlando Bismack Biyombo a été transféré sans le savoir à Charlotte soit à 745, 71 km de chez lui. Des gens pour son déménagement ?

PS1 : Le lendemain Andrew Albicy et Boris « Le Président » Diaw sont venus foulés le parQuai 54, le premier a été élu co-MVP (Most Valuable Player) avec Biyombo du tournoi.

La Team CHILD OF AFRICA vainqueur de la 14ème édition du QUAI 54.  © Quai 54